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 La géographie, une discipline?

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Yeah_Dude

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MessageSujet: La géographie, une discipline?   Dim 9 Juin - 17:02

Bonjour,

Je me pose quelques questions ces derniers temps sur la géographie en tant que discipline autonome. Si je suis convaincu qu'une approche géographique sur toute une diversité de sujets peut être pertinente et féconde au niveau des informations qu'elle apporte, je suis moins convaincu par la validité d'une géographie comme discipline autonome ayant son propre objet d'étude, ses propres méthodes, et…

Un exemple : un sociologue étudie des faits sociaux. Il dispose pour cela de concepts propres à l'appréhension des faits sociaux, d'un baguage conceptuel et méthodologique qui lui permet d'appréhender ceux-ci correctement. Il en va de même avec les économistes pour ce qui est des faits économiques. S'ils jugent pertinent par rapport à leur objet d'étude de voir comment celui-ci se comporte dans l'espace, ils peuvent parfaitement avoir une approche géographique de celui-ci : ils étudient alors des faits économiques ou sociaux, en prenant compte leur inscription dans l'espace.

J'ai cependant l'impression, du moins en tant qu'étudiant, que les géographes n'étudient pas de faits géographiques à proprement parler : en se baladant dans les bibliothèques de géographie, on peut voir des ouvrages traitant de faits sociaux, économiques, voire relevant des sciences naturelles (biogéographie, etc…). Certaines thèses anciennes, à plan tiroir, se contentent de voir séparément les caractéristiques géologiques, climatiques, démographiques, économiques, d'une région, comme si l'addition de ces thèmes en faisait une étude géographique, sans qu'on discerne ce qui relève là-dedans de faits purement géographiques, de ce qui serait l'objet d'étude propre à la discipline.

Donc ma question est : la géographie dispose-t-elle d'un objet d'étude particulier, qu'elle étudie selon des méthodes propres, ou bien les géographes ne font-ils en fait que l'étude de faits relevant d'autres disciplines à partir d'une approche géographique? Auquel cas je ne verrais pas bien l'utilité de faire des études de géographie, puisque les sociologues, par exemple, sont bien mieux armés pour étudier les faits sociaux dans l'espace que des géographes qui, au lieu d'étudier de manière approfondie ces faits sociaux, ont eu droit à une formation superficielle qui touchait à toute une diversité de sujets sans les approfondir.

Je me pose cette question parce que j'ai la désagréable impression que les géographes ne produisent pas vraiment de données d'après des concepts qui leur seraient propres. La géographie reprend à son compte les apports des sciences humaines, voire naturelles, de sorte que celles-ci ont une influence énorme sur elle, mais l'inverse n'est pas vraie. Les travaux des géographes n'ont à peu près aucun impact sur les autres sciences, et à peu près aucun impact en général. La géographie est une discipline mal connue du grand public, en partie parce qu'elle n'a pas su faire sa promo, mais aussi parce que ses avancées ne font aucun bruit, n'intéressent que les géographes, et que les gens ont du mal à voir en quoi elle consiste, à voir ce qui fait sa spécificité. On distingue sans peine un géologue d'un économiste, par contre un géographe peut très bien lorgner sur les objets d'étude de ces deux disciplines.

Quant à la géographie comme science de synthèse, je ne vois pas trop en quoi les géographes seraient mieux placés que d'autres pour opérer une telle synthèse : en se basant sur quels concepts, quelle méthode? D'autant qu'ils ne maîtrisent vraiment aucune des différentes disciplines auxquelles ils font appel. En quoi un économiste serait-il moins bien placé qu'un géographe pour faire une synthèse? Du reste je vois mal en quoi faire la synthèse d'approches disciplinaires différentes pourrait fonder l'autonomie d'une discipline.

Je m'arrête là pour l'instant, il y a énormément à dire encore mais je serais curieux d'avoir vos avis sur cette question. Le géographe tient-il d'une discipline autonome avec son propre objet d'étude, ou vient-il en fait se greffer sur d'autres disciplines à partir de l'approche géographique des faits qui l'intéressent?
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steel

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MessageSujet: Re: La géographie, une discipline?   Mar 11 Juin - 12:27

Je suis étonné que personne ne t'ai répondu. Ton message doit certainement en énerver certains.

Moi je suis plutôt d'accord avec toi mais je ne suis pas géographe de formation.
Je ne crois pas que la géographie soit une science de synthèse, mais je ne crois pas que la sociologie le soit non plus. Je ne crois pas aux sciences de synthèse.

Dans ma conception des sciences de l'homme et de la société, chacune des disciplines doit se trouver sur un pied d'égalité. Personnellement j'ai toujours veillé dans mes recherches personnelles à ce que chacune des sciences sociales et humaines apporte un éclairage sur ma réflexion sans en faire prédominer l'une sur l'autre et inversement.

Chacune des disciplines à des représentants qui voudraient ériger sa spécialité au rang de science ultime sous laquelle toutes les autres se rangeraient bien gentiment. Ça été le cas des historiens, des sociologues et même des géographes. Je pense que c'est une erreur conceptuelle majeure qui a de lourdes conséquences. C'est une vieille chimère.

Dans mon esprit les sciences sociales et humaines ne peuvent se concevoir et se comprendre que dans la pluralité et l'interdisciplinarité. Un géographe ne peut établir son savoir sans avoir recours à d'autres sciences humaines et sociales, tout comme l'historien et le sociologue. Toutes les sciences humaines et sociales sont liées entre elles puisque leur sujet d'étude est fondamentalement le même. Répondre à la question : "Quelle science sociale est la plus apte à décrire et comprendre l'humanité ?" par la géographie et la géographie seulement est une aberration.

Le cloisonnement disciplinaire qui s'opère à l'université et à la bibliothèque n'est qu'un cloisonnement arbitraire dont ils ne faut pas tenir compte lorsqu'on fait de la recherche ou que l'on étudie. Il est navrant de voir des étudiants en sociologie faire de la géographie sans même s'en rendre compte et inversement.

La géographie n'est sans doute pas une science autonome, mais aucunes des sciences humaines ne l'est et ne peut l'être. En prendre rapidement conscience est un impératif nécessaire pour celui qui veut progresser. Il faut savoir parcourir d'autres rayons de la bibliothèque pour lire de l'histoire, de la sociologie, de l'anthropologie... et même de la philosophie (qui elle peut être à juste raison considérée comme la mère des sciences humaines et sociales). On est souvent le propre responsable de son enfermement disciplinaire, il faut savoir être curieux et aimait lire.

Concevoir les sciences humaines et sociales sous l'oeil d'une interdisciplinarité équilibrée ne doit pas aboutir au dénigrement de l'une des disciplines. Chacune suggère un bagage et un apport théorique, mais surtout chacune apporte un axe de recherche sur lequel s'appuyer. L'historien joue avec le temps, le sociologue avec la société et le géographe avec l'espace. Il en résulte des traditions intellectuelles différentes avec des méthodologies bien particulières. Pour autant, ces variations méthodologiques ne doivent pas nous faire perdre de vue que le but recherché est le même pour chacune des disciplines, à savoir une meilleure compréhension de l'humanité.

Le géographe a bien évidement un objet d'étude par excellence, c'est l'espace. L'étude de certains espaces nécessite un apport sociologique et historique, ça n'en est pas moins de la géographie. Parfois un sociologue pourra marquer un fait social dans un espace particulier, il n'en reste pas moins un sociologue.

Moi qui ne suit pas géographe mais qui pratique un peu la géographie, je peux t'assurer que la géographie possède ses propres méthodes et son propre apport théorique. Dessiner une carte n'est pas si évident et cela nécessite un apport théorique assez important.

Chacune des sciences sociales peut fonctionner de manière autonome et délaisser ses soeurs. Mais il n'est pas dans l'intérêt du chercheur ou de l'étudiant de favoriser une telle autonomie, car elle est néfaste à sa propre discipline. Octroyer à sa discipline le statut de science reine est en réalité un dénigrement et un affaiblissement de sa propre discipline. Qu'on se le dise, il existe plusieurs sciences humaines et sociales, chacune à ses méthodes et ses apports intellectuels, aucune ne peut en prédominer une autre aux risque de s'affaiblir elle même. Les sciences humaines et sociales ne peuvent être pensées que dans la diversité, pratiquées dans l'interdisciplinarité et considérées sur un pied d'égalité.




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Yeah_Dude

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MessageSujet: Re: La géographie, une discipline?   Jeu 13 Juin - 20:08

Merci pour ta réponse. Je suis un peu surpris, je pensais que mon message susciterait un peu plus de réactions.

Si je comprends bien, pour toi, on ne devrait pas se concentrer sur la discipline elle-même, mais ne considérer celle-ci que comme un des nombreux prismes à travers lesquels on peut étudier l'homme. Auquel cas il me semble que ça rejoint ce que je dis en intro au sujet de la géographie comme approche.

Mais sans chercher à ranger la géographie ou toute autre discipline au rang de discipline-reine, ce qui serait en effet inutile et pompeux, je m'interroge, dans le cas de la géo, sur ce qui fait sa particularité, ce qui justifie qu'on l'étudie séparément plutôt que comme un enseignement fondu dans d'autres disciplines.

Je serais curieux d'avoir d'autres avis également, la question que je pose ne me semble pas dénuée d'intérêt. Personne ici ne s'est fait la même réflexion?
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Verpadoro

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MessageSujet: Re: La géographie, une discipline?   Sam 15 Juin - 19:47

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Felagund

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MessageSujet: Re: La géographie, une discipline?   Dim 16 Juin - 13:58

Je trouve que tu poses très bien les questions qu'on se pose tous à un moment ou à un autre, Yeah_Dude... et ça commence à devenir une habitude, je souscris entièrement à la réponse de steel. Wink

Personnellement j'ai passé mes 2 premières années post-bac à faire autant de sociologie, d'économie, de philosophie et d'histoire que de géographie. La 3ème année j'ai fait autant d'histoire que de géographie. La 4ème année en plus de la géographie j'ai suivi des cours d'anthropologie et je lisais beaucoup de Critical/Radical studies (champ qu'en France on dirait à la croisée de la sémiologie, de la sociologie, de l'anthropologie, de la géographie... et du militantisme politique). La 5ème année j'ai à nouveau fait autant d'histoire que de géo pour le Capes, et la 6ème j'ai avalé toutes sortes de géographies pour l'agrég'. Et depuis que j'enseigne, je commence à piocher dans le rayon "sciences de l'éducation" des librairies...


Au bout de ce cursus, qu'est-ce qui est une discipline ? 
Toutes les sciences sociales observent les humains dans leur fonctionnement quotidien, c'est une réalité d'une complexité incroyable, comment faire pour tout prendre en compte ? On est bien obligé de commencer par tirer un seul petit fil, d'avoir une lorgnette sélective qui permette d'aller un peu plus loin que la seule banalité de comptoir.
Et il y a plein de lorgnettes possibles. Chacune fonctionne avec ses concepts, et établit puis amende et dépasse ses propres modèles - ça c'est le côté "sciences dures" qui permet d'obtenir des concours et des chaires - et chacune amasse des informations ponctuelles sur tel ou tel fait social - c'est le côté "discipline de culture" qui permet de briller au Trivial Poursuit (un docteur en astrophysique avec qui je discutais de ça me faisait remarquer que cet aspect est beaucoup moins prégnant chez eux).


La lorgnette d'un sociologue, ce sera comment la position dans une société influence le comportement différencié de certains groupes à certains égards. Il cherchera ça armé de concepts comme le répertoire d'actions, et fignolera des modèles comme celui de la distinction.
La lorgnette d'un économiste, ce sera comment s'organise un réseau d'acteurs et d'actants pour produire et partager de la richesse. Il cherchera ça armé de concepts comme la rationalité des acteurs, et fignolera des modèles comme celui de la concurrence pure et parfaite.
La lorgnette d'un historien, ce sera comment une société a évolué dans un contexte précis. Il cherchera ça armé de concepts comme la rupture, la mutation, l'innovation et la continuité, et fignolera des modèles comme celui de la crise d'Ancien Régime ou de l'homme providentiel.


Et les géographes là-dedans ? Il me semble qu'ils ont aussi une lorgnette, des concepts et des modèles à eux. Quand tu dis qu'un sociologue est bien armé pour faire une analyse géographique, je dis non : il est bien armé pour faire une analyse spatiale. Par exemple dans le premier bouquin qui m'a vraiment fait comprendre ce que faisaient les sociologues, Sociologie de la bourgeoisie par Pinçon-Charlot et Pinçon, il y a une analyse très claire des stratégies de regroupement et d'isolement de la bourgeoisie dans certains quartiers. Elle est complètement spatiale, complètement pertinente, complètement sociologique car entièrement connectée au reste du bouquin... mais pas géographique, pour la simple raison qu'elle ne fait pas appel aux concepts et aux outils du géographe.  
Aborder le même fait social en géographe, ce serait caractériser ces quartiers en termes de centre/périphéries, évaluer la pertinence du terme "ségrégation", construire une carte dialectique et pas seulement projeter une distribution sur un plan de ville.


Et quand une analyse en sciences sociales est bien faite dans le cadre d'une discipline donnée, elle n'est pas du tout incompatible avec celle faite dans le cadre d'une autre analyse. Ca peut même être stimulant et fécond de lire les autres disciplines, de trouver une analyse frappante et de se demander ce que sa propre discipline pourrait apporter comme confirmation ou comme nuance.
Une de mes copines de prépa - qui elle n'avait pas suivi l'option géo - a fait un cursus en socio jusqu'au Master, et de là a trouvé un contrat au sein d'un laboratoire de... géographie. Elle a continué à travailler sur les mêmes thèmes donc avait déjà beaucoup de billes tant sur le plan de la méthode de recherche que sur les connaissances factuelles requises, mais elle a dû apprendre à connaître les concepts propres de ses collègues et comprendre l'originalité de ce qu'ils cherchaient. Elle a pas mal bossé, s'est un peu moqué en cours de route bien sûr, mais ne doit pas trouver ça si vide que ça puisqu'elle continue, fait des communications et côtoie de moins en moins ses ex-collègues sociologues.


Du coup ce serait quoi la discipline géographique, sûrement pas autonome mais aussi légitime que les autres sciences sociales ? Moi je dirais qu'on s'intéresse à la façon dont l'espace est différencié à de multiples égards, armés de concepts comme la centralité, la réticularité, l'enclavement, pour fignoler des modèles comme l'urbanité ou l'archipel mégalopolitain mondialisé.
D'autres messages ou je cause concepts sur ce forum : 
http://www.passion-geographie.com/t2566-recherche-textes-marquants-de-geographie-humaine
http://www.passion-geographie.com/t2546-besoin-d-aide-et-de-guide-plan-pistes-de-lectures-elements-de-reponses
http://www.passion-geographie.com/t1448-la-copresence

Pour moi, la géographie ce n'est "que" ça : des concepts intellos et des modèles universitaires... Pas une dimension occulte de la réalité qui ne serait accessible que par des "géographes". C'est sûr que c'est moins sexy dans les dîners en ville que le côté Trivial Poursuit, mais c'est quand même éclairant.

Après par rapport au fait que la géographie serait "mineure" par rapport à d'autres disciplines, il y a tout un contexte universitaire, une sorte de complexe d'infériorité lié au désarrimage des sciences naturelles pour se réarrimer aux sciences sociales... et beaucoup d'exagérations quand même.
On se plaint que la géographie est au bord de la disparition lors d'un Café Géo ? Mais les profs de l'APSES ne sont pas plus optimistes pour la socio et une science économique à bien distinguer de l'histoire économique et de la comptabilité d'entreprise, l'anthropologie n'a même pas son UFR en France, et ne parlons pas des cris d'orfraies autour de l'histoire...

Que l'on trouve dans les rayonnages de bibliothèques historiques des références dépassées comme la monographie régionale à tiroirs bien sûr, mais c'est le cas dans toutes les disciplines, Bruno Latour montre bien que ni la Science ni ses disciplines n'existent dans le ciel des idées.

Enfin pourquoi les géographes n'ont pas la médiatisation des sociologues et des économistes ? Je n'ai pas la réponse mais il y a quand même régulièrement des géographes qui se taillent une place dans des revues comme Le Débat, Jacques Lévy - qu'on ne peut soupçonner de vulgarisation - était en boucle sur tous les médias un peu intellos il y a quelques semaines pour la parution de son bouquin sur la France, et je trouve régulièrement dans des bouquins non-géographiques des outils qui viennent de la géographie, même si l'auteur ne le présente pas comme tel, voire n'a pas conscience du processus universitaire qui a conduit à forger le modèle qu'il utilise ponctuellement dans son analyse.
Derniers exemples dans ma bibliothèque : Serge Gruzinski a-t-il lu les Lieux d'histoire de Christian Grataloup pour écrire l'Aigle et le Dragon, dans lequel les configurations spatiales différentes des empire aztèques et chinois éclairent utilement leurs sorts opposés face à l'arrivée des Hispaniques ? Francesco Forgione a-t-il lu l'équivalent italien d'Olivier Dollfuss et Roger Brunet pour écrire Mafia Export, qui a été salué unanimement par les médias économistes ? Pas sûr, et pourtant nos lectures font leur chemin à travers ces livres.




EDIT : ah si encore un truc en fait. Razz
Si nous participons tous, dans les sciences sociales, à éclairer les différentes facettes de la réalité, est-il bien raisonnable de distinguer les disciplines comme on le fait dans notre LMD ? Je dirais oui quand même, car bien qu'il soit souhaitable de lire dans d'autres disciplines et de ne pas perdre de vue notre complémentarité, il faut quand même bien maîtriser nos outils propres et s'être assurés de notre légitimité et de notre originalité pour produire des choses suffisamment bonnes pour éclairer les autres.
S'éloigner pour mieux rejoindre quoi.
C'est là le lien que je voulais faire avec les "sciences de l'éducation" : je mets des guillemets parce que je n'ai lu que 3-4 bouquins et quelques sites web, et j'en suis encore à me demander où sont les outils communs à toutes ces propositions. Est-ce bien là une discipline sérieuse, et non une collection d'avis allant de la collection d'anecdotes subjectives au programme idéologique ? Je réserve mon jugement, il m'a fallu attendre l'année de préparation à l'agrég, à bouffer de la géographie de tous les courants, de toutes les époques et dans plusieurs langues pour être vraiment assuré de ce que j'ai écrit aujourd'hui... Peut-être qu'il faudrait que je suive un cursus en sciences de l'éducation (puisque ça existe) pour comprendre la cohérence de mes lectures.
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